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Découverte, Escapades / Week-end, Restaurants

L’esprit Arnoux, des lieux incontournables et conviviaux…

À travers plusieurs établissements qu’ils ont successivement créés en plus de 20 ans, Olivier et Vincent Arnoux ont réussi à insuffler leur attachante personnalité à des lieux où il fait bon déjeuner, dîner ou dormir. Bref, vivre…

Par Patrice Vergès, photos Alexis Atteret , Pierre Monetta & Steve Morel

 

Ces deux frères n’en font qu’un. Autant au plan physique que verbal. Si Olivier commence une phrase, Vincent la termine. Aujourd’hui, Olivier c’est Arcachon avec le restaurant de plage CPP (Club Plage Pereire) et l’hôtel et restaurant «Hôtel Ville d’’Hiver» sur les hauteurs de la ville. Vincent, c’est l’incontournable «Quarante-Quatre» à la pointe du Ferret. Ensemble, c’est l’amour sincère du Bassin et de leur métier.  En fait, pour ces deux hommes, tout a commencé au Ferret au sortir de l’adolescence. Vincent et Olivier m’ouvrent leur carnet aux souvenirs où des photos aux couleurs passées rappellent leur début. Du rire mais aussi de l’émotion dans leurs yeux. «On venait au Ferret pour les vacances» se souvient Olivier «J’ai rencontré Éric Caliouw, propriétaire entre-autre du Sporting Club de la Vigne qui m’a proposé un job d’été de barman. C’est comme ça que tout a commencé». Olivier poursuit ses études, puis part en Californie où il travaille dans une boulangerie. Dès 1988, il rentre chaque été faire la saison « Chez Hortense » et ce pendant 5 ans. Là, il apprend le métier de la restauration et un certain esprit qui fait le charme de l’établissement. Son ami et futur associé Nicolas Zapata lui, apprend la cuisine aux côtés de Michel Lescaret.

 » Je connais bien Francis ! « 

Un jour de 1994, c’est la découverte d’un petit jardin caché et planté d’arbousiers, libre de construction, derrière « chez Frédélian », au Ferret. Et c’est le déclic. « Avec Nicolas nous avons décidé de monter notre propre restaurant. Nous n’avions pas d’argent et avons tout construit nous-mêmes aidés par nos frères respectifs, Vincent et Jean-Christophe ». Ce sera là, le lieu charmant dans lequel ils créeront leur premier restaurant, « Chez Francis ». Ils transformeront l’endroit sous le regard bienveillant du propriétaire bricoleur, Eric Caliouw. En regardant les photos les deux frères éclatent de rire «Toujours grâce à Éric qui nous a fait confiance. Nous avions monté un mur en briques qui n’était pas droit ! C’est d’abord une histoire d’amitié avec Éric puis deux frères formidables : Nicolas et Jean-Christophe Zapata».

« Chez Francis » était un endroit où les gens se sentaient bien. Les deux frères ont compris qu’ils ont inventé un concept qui métisse subtilement, le décor, la carte, l’accueil et l’ambiance. Emportés par le succès, avec leur ami Gregory Romefort, Olivier et Nicolas créent le restaurant du port de la Vigne « le Wharfzazate », laissant les frères cadets Vincent et Jean-Christophe aux manettes de « Chez Francis ».

Nous sommes en 1995, la recette des crevettes sautées de Nicolas fait un tabac, la générosité de l’assiette et la convivialité de l’accueil feront le succès de cette adresse incontournable où se mélangent copains, locaux et happy fews des années 90. La clientèle se presse «Chez Francis», Mais qui est ce fameux Francis ? Olivier raconte «Un nom inventé. Francis n’a jamais existé. Beaucoup de clients pensaient que c’était Nicolas, Vincent ou moi. Certains nous expliquaient même qu’ils étaient de très bons amis de Francis».

   Il ne faut jamais oublier que c’est l’endroit qui fait le nom et non l’ inverse

Les frères Arnoux quitteront le bassin d’Arcachon à la fin des années 90 pour créer à Bordeaux, le Café des Frères Bonnie, rebaptisé « Chez Vincent ». Le bistrot, situé face au très moderne Palais de Justice, connaîtra le même succès que leurs établissements de la presqu’île. L’étape suivante conduit Olivier à Sarlat, où il restaure avec son épouse Nathalène, une très ancienne bâtisse périgourdine qui deviendra un hôtel de charme, « la Maison des Peyrat ». Quant à Vincent, c’est dans les Pyrénées qu’il transforme une colonie de vacances en hôtel-restaurant, « la Maison d’Hursentut ». Mais il y a l’appel du Bassin. Enrichis de cette expérience dans l’hôtellerie, tous les deux finissent par renouer avec leur amour de jeunesse, le Bassin d’Arcachon.

 

En 2003, Olivier se lie l’amitié avec Martin et Hadrien Bartherotte qui se lancent dans la construction de cabanes. La restauration est un métier très énergivore. Il décide alors de changer de voie en apprenant le métier de charpentier à leurs côtés pendant cinq ans. Olivier évoque avec émotion le travail du bois. Quel est le rapport entre le bois et l’hôtellerie. Aucun ? Erreur.

   La restauration est un métier qui demande beaucoup d’ imagination, de coeur et de sincérité

Le CPP et l’Hôtel Ville d’Hiver

 

En 2009, c’est sur le rivage d’en face, dans la Ville d’Hiver d’Arcachon, qu’Olivier et Nathalène poursuivent l’aventure. La Compagnie des Eaux à Arcachon vendait ses locaux d’usine élévatrice d’eau construite en 1884. Ce lieu en ruine, une friche industrielle, ils le transforment en hôtel de charme.

«On l’a achetée avec mon épouse Nathalène et on a eu l’idée d’y créer un hôtel restaurant dans ces lieux insolites». Enfant du Ferret, Olivier découvre Arcachon et quand on lui demande s’il préfère le sud ou le nord Bassin, aujourd’hui, il répond qu’il aime d’abord le Bassin.

L’Hôtel Ville d’Hiver trouve sa clientèle séduite par cet adroit mélange de classe, de design, mais aussi grâce à la carte de son restaurant qui propose toujours les crevettes sautées de « chez Francis ». La piscine de l’Hôtel est installée dans l’ancienne cuve de l’usine. Cette singularité est à l’image de l’établissement, confortable et originale. Quelque temps après, en 2013, il apprend que la mairie d’Arcachon lance un appel d’offres pour ouvrir un restaurant d’été sur la plage Pereire. La plus belle du Bassin. Pourquoi ne pas mixer son métier actuel qu’il maîtrise avec son précédent de charpentier ? L’idée d’édifier une cabane démontable en bois sur le sable doré lui vient à l’esprit. Il fait naturellement appel aux frères Bartherotte. Son projet est accepté. Le début d’une formidable nouvelle aventure.

«Avec Vincent et Pierre Arnoux notre cousin, nous avons construit cette cabane de 300 m2. Ce fut un travail colossal car il a fallu monter l’ensemble aux Cabanes Bartherotte à Lège, le démonter et le remonter sur la plage Pereire. Tout le monde s’est impliqué depuis 5 ans que nous l’exploitons et Pierre en est le directeur. L’équipe met un mois pour le monter, 15 jours pour démonter et nous stockons ces 30 tonnes l’hiver dans des locaux à La Teste » Pas la peine de faire de la publicité pour cet endroit magique construit sur le sable fin de Pereire, le CPP est un lieu convivial où il fait bon venir déjeuner en famille ou prendre l’apéro au coucher du soleil avec les copains.

   Nous avons rencontré des gens formidables qui ont cru en nous : Éric, Nicolas et Jean-Christophe, Greg et quelques autres qu’on remercie infiniment

Le Quarante-Quatre, l’appel du Ferret

 

L’atmosphère du Bassin manquait à Vincent. En 2016, il a l’opportunité d’acheter le célèbre bar de la pointe du Cap Ferret, le « 44 », créé dans les années 80 par Paulo.

Le souvenir de « Chez Francis » est à nouveau ravivé, Vincent veut en « retrouver l’esprit ». Nathalène et sa sœur Bénédicte s’inspirent d’une maison de gaucho de la pampa argentine pour réinventer le mythique bar restaurant des 44 hectares. Vincent fabrique les meubles et diffuse une ambiance cool et chaleureuse. « Pas d’enseigne, pas de réservation et ça marche du tonnerre ! Cela me rend infiniment heureux.».

Cet article pourrait ressembler à un long panégyrique de la réussite de la fratrie, mais Olivier nuance « Certes, nos affaires marchent bien mais ce qui nous fait le plus plaisir, c’est de transmettre notre passion et notre savoir. Avec Vincent, on a formé de nombreux petits jeunes qui ont créé leur propre affaire aujourd’hui et avec qui nous sommes toujours en contact. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons construit de nos mains. Notre père nous a appris le « do it yourself ».

Le soleil qui se fait bas sur le Bassin et teinte de doré leurs visages pour une photo. Notre rencontre s’achève. Leurs téléphones n’ont pas cessé de biper pendant cette belle rencontre. Les deux hommes sont très sollicités ; l’hôtellerie est un métier vorace. On évoque l’avenir. Tous les deux souhaitent rester sur le Bassin « on ne se voit pas vivre ailleurs » répliquent-ils en cœur.

On y met beaucoup de nous-mêmes !

Retrouvez l'esprit Arnoux tout autour du Bassin !

Le Club Plage Pereire – CPP

Bar . Restaurant : 12 Boulevard de la Mer, 33120 Arcachon

+33 5 57 16 59 13

www.cpp.com

Le Quarante-Quatre

Bar . Tapas . Restaurant

Avenue du Sémaphore, 33440 Cap Ferret

+33 5 56 60 35 61

L’Hôtel Ville d’Hiver – HVH Hôtel .

Bar . Restaurant : 20 avenue Victor Hugo, 33120 Arcachon

+33 (0)5 56 66 10 36

contact@hotelvilledhiver.com

 www.hotelvilledhiver.com

One thought on “L’esprit Arnoux, des lieux incontournables et conviviaux…

  1. Zapata dit :

    Trés bel article qui reflète bien ce que sont ces 2 frères charismatiques et chaleureux
    Article très émouvant pour moi et d’une certaine manière apaisant aussi pour la maman des 2 autres frères…..
    Photos superbes
    Joelle Zapata

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